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Communiqué

Contre le projet de drones Citymesh à Ixelles

Illustration : Rachel Syfer, rachelpocket.bsky.social, @uncanny_valley_of_pony

Ce jeudi 24 avril 2025, le conseil communal d’Ixelles doit se prononcer sur le projet de la zone de police Bruxelles CAPITALE Ixelles d’utiliser des drones munis de caméras de surveillance.

La police locale voudrait pouvoir utiliser des drones fournis par Citymesh. Cette société flamande propose des “drones-as-a-service”, c’est-à-dire des drones en attente sur le toit d’immeubles, que la police pourra appeler contre rémunération.

La police prévoyait le début d’une phase de test dès le 15 avril, alors qu’elle n’a respecté aucune des obligations liées au respect de la vie privée de la population (ni analyse d’impact préalable, ni protocole d’usage, aucune mesure pour impacter le moins possible les habitant·es). Pourquoi un tel empressement ?

Illustration : Rachel Syfer, rachelpocket.bsky.social, @uncanny_valley_of_pony

La proposition prévoit que ces drones puissent être utilisés en cas de crimes et délits, mais aussi pour de simples contraventions et “incivilités”. Cela revient concrètement à donner carte blanche à la police pour faire voler ces drones pour un oui ou pour un non.

Soyons clair·es : on sait que la lutte contre les “incivilités” n’est en fait qu’une guerre contre les indésirables, c’est-à-dire celles et ceux qui sont trop pauvres ou trop racisé·es pour cadrer avec les projets de gentrification des autorités.

Illustration : Rachel Syfer, rachelpocket.bsky.social, @uncanny_valley_of_pony

La demande de la police prévoit que ces drones pourront aussi être utilisés pour des opérations de “maintien de l’ordre”, en manifestation par exemple.

Alors que le campus de l’ULB est situé sur la commune d’Ixelles et que les mouvements sociaux y font déjà l’objet de plus en plus de répression, il est hors de question d’accepter que des  drones viennent compléter l’arsenal répressif policier.

A l’heure où l’extrême droite s’empare du pouvoir aux quatre coins du monde, le déploiement de nouveaux dispositifs de surveillance doit être empêché. 

Pour toutes ces raisons, il faut refuser qu’Ixelles autorise la police à faire voler de nouveaux drones !


Lire la lettre adressée par la LDH aux conseillers et conseillères communales ixelloises


EDIT: Malgré la mobilisation, le conseil communal d’Ixelles a voté l’autorisation pour la zone de police Bruxelles Ixelles de recourir aux drones de la société Citymesh.

La majorité n’a effectué que quelques modifications superficielles pour répondre aux critiques.

Le point sera à l’ordre du jour des prochains conseils à Auderghem et à Watermael-Boitsfort, la lutte continue !


Dans la presse :

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Outils d’autodéfense numérique… pour smartphone !

Voici une affiche explicative des quelques bons réflexes à adopter pour reprendre le pouvoir sur son smartphone, en ne s’en prenant qu’aux applications installées et utilisées.

L’affiche au format .pdf est téléchargeable ici.

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Cybersurveillance : Quels enjeux pour demain ?

Le 29 janvier 2024, à l’Université Paris 8, en partenariat avec l’Université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis, les axes Médias – Numérique et lutte contre les discriminations & Pôle Europe International des Ceméa organisaient une table ronde sur les enjeux de la cybersurveillance.

CONFÉRENCE : Cybersurveillance : Quels enjeux pour demain ? from Université Paris 8 on Vimeo.

Chercheur.euses et militant⋅es associatif⋅ves tentent de répondre à cette question notamment à l’approche des élections européennes et de l’organisation des JO 2024 en France.
Les échanges permettent dans un premier temps de faire un état des lieux de la (cyber)surveillance dans le monde et de prendre conscience des conséquences réelles de la multiplication de ces systèmes et outils sur les libertés collectives et individuelles. Des pistes sont également proposées permettant à tout un chacun·e de pouvoir agir à son niveau.

Des intervenant⋅es d’horizons variés

  • Katia ROUX, chargée de plaidoyer Liberté chez Amnesty International France ;
  • Corentin, membre du collectif Technopolice Bruxelles ;
  • Julien ROSSI, Maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’Université Paris 8.


Animation :
Alice CHISIN – Chargée de mission Médias-Numériques et lutte contre les discriminations

Réalisation vidéo :
Service création audiovisuelle de l’université Paris 8

Télécharger le .mp3 ici
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Communiqué

Une pétition pour interdire la reconnaissance faciale dans l’espace public bruxellois

Image : © Ligue des droits humains

Une coalition d’associations* rassemblée autour du slogan “Protect my face” dépose une pétition au Parlement bruxellois pour demander l’interdiction de la reconnaissance faciale dans l’espace public à Bruxelles. Les associations craignent que la légalisation et l’usage de cette technologie n’entravent les droits fondamentaux, particulièrement des minorités. Elles appellent le Parlement bruxellois à interdire cette technologie.

*Les associations: Collectif Mémoire coloniale et Lutte contre les discriminations, CIRé, Genres Pluriels, Ligue des droits humains, Liga voor mensenrechten, MRAX, Tactic, Technopolice.

Dans cette pétition, les associations visent la reconnaissance faciale quand elle est utilisée à des fins d’identification. Elle permet par exemple, d’identifier une personne au milieu d’une foule au moyen de sa biométrie (mesure de l’écartement des yeux, des arêtes du nez, etc.) consignée dans une base de données. Les enjeux en termes de protection des données personnelles et de risques d’atteinte aux libertés individuelles que cette technologie induit sont considérables. Les associations qui portent cette pétition entendent lancer un débat démocratique autour de cette technologie qui n’est pas autorisée en Belgique mais qui a pourtant déjà été utilisée plusieurs fois par la police fédérale et locale.

  • Pour signer la pétition, c’est par ici! 
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presse

Euradio: Une balade sous surveillance

Bienvenue dans ce nouvel épisode hors format sur euradio.

Corentin de Technopolice nous emmène en balade dans la zone Bruxelles-Midi. Nous y rencontrons divers outils de surveillance urbaine dédiés à la sécurité, mais aussi au contrôle social. Deux acteurs aux visions divergentes s’invitent dans notre documentaire, Christof Van der Vorst, directeur du dispatching de la zone de police Bruxelles-Ouest et Nicolas Bocquet, chercheur en sciences politiques sur les questions de vie privée.

Co-auteur: Félix Doladille & Raphaël Ligot

Montage: Mani Antoine & Félix Doladille

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presse

« Bruxelles m’habite »

Une émission tendrement bruxelloise

Émission du jeudi 28 octobre 2021

Bruxelles policièrement surveillée

Autour de la table;

Des ressources:

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Communiqué

Lancement de Technopolice Bruxelles

Un outil de lutte contre la surveillance urbaine

Ce mercredi 20 janvier 2021, un collectif lance Technopolice Bruxelles, une plateforme accessible à tou·te·s dont l’objectif est de rendre visibles les menaces liberticides que représentent les outils de contrôle en Région bruxelloise.

A Bruxelles, on entend toujours plus fréquemment parler de « Smart City » ou de « ville intelligente », d’innovations technologiques censées accélérer les flux numériques et leur traitement (5G), de compteurs communiquants, de cartes d’identité électroniques, d’outils toujours plus sophistiqués et automatisés comme les caméras dites intelligentes, les drones, les caméras à reconnaissance de plaque, etc.  À en croire les autorités,  il serait absolument nécessaire d’investir massivement dans ce secteur, la capitale européenne ne pouvant évidemment pas se permettre de rater le virage technologique.

Derrière les discours technophiles mettant en avant les bénéfices liés à ces technologies qui devraient soi-disant améliorer la qualité de vie des individus, que cela soit sous l’angle de la santé, de la sécurité, de la mobilité, etc., se cache en réalité des intérêts économiques colossaux et une volonté de contrôle toujours accrue.

Le déploiement de ces outils sécuritaires visant à quadriller, classer, surveiller, punir dans le but d’orienter et de réguler les comportements se fait généralement dans l’indifférence la plus totale, notamment grâce à la complicité liant l’industrie et les décideurs politiques ; ces derniers étant dans le meilleur des cas coupables par négligence ou naïveté, lorsqu’ils ne sont pas eux-mêmes à l’origine de l’adoption de ces dispositifs liberticides. L’épidémie de COVID-19 n’a rien arrangé, permettant de justifier le développement de dispositifs de surveillance pour des motifs de santé publique.

Face à ce constat, nous sommes nombreux à regretter le manque d’information, de débat, mais surtout, de critique concernant les implications sociales de l’adoption de ces outils technologiques. Nous déplorons l’absence d’une véritable opposition à cette surveillance urbaine toujours plus massive. C’est pourquoi nous avons décidé de répondre au projet « Technopolice » initié en France par La Quadrature du Net et de l’étendre à Bruxelles, voire à la Belgique.

Notre objectif est de rendre ainsi visibles les menaces liberticides que représentent ces outils de contrôle en région bruxelloise, en centralisant l’information les concernant sur une même et unique plateforme accessible à tout·e·s. En pratique, le site héberge un fil d’actualité ; un forum pour discuter des enjeux qui nous occupent ; un « carré », soit un document participatif pour décrire de l’avancement des différents projets technosécuritaires ; et enfin une carte illustrant leur emprise territoriale. Cette carte a notamment pour but de rendre visibles les aspects concrets de la surveillance. Nous organiserons chaque mois une balade dans Bruxelles pour alimenter cette carte.

A travers ce travail informatif et critique, Technopolice Bruxelles souhaite donner à chacun·e la possibilité d’appréhender ces enjeux, de bâtir des outils et des stratégies de résistance contre la surveillance, afin que le déploiement de ces outils policiers s’enraye, que la militarisation de l’espace public soit mise en échec et qu’in fine, la technopolice trépasse.

Pour plus d’informations, veuillez nous écrire à l’adresse contact@technopolice.be