Bonjour abonné·e,

Aujourd'hui, passons à l'action !

Technopolice a rejoint la campagne "Protect my face". Une coalition d'associations vient de déposer une pétition au Parlement bruxellois pour demander d'interdire la reconnaissance faciale dans les lieux publics et son utilisation par les autorités à des fins d’identification.

Pour la signer, rien de plus simple !
Rendez-vous sur https://democratie.brussels/initiatives/i-155. Ça se signe avec sa carte d'identité électronique. (Il sera aussi possible de la signer aux permanences de la bibliothèque technopolice le lundi de 17h à 19h au 101 rue Josaphat.)

Pourquoi signer ? (Voici quelques raisons même si on espère que vous êtes déjà toustes convaincu·es)


  • Il s'agit de choisir la société dans laquelle nous voulons vivre. Une société où la liberté individuelle est protégée et où la surveillance constante est refusée.
    • L’usage de la reconnaissance faciale par la police et les autorités entravera de nombreux droits et libertés : le droit au respect de la vie privée, le droit à l’anonymat, la liberté de circulation, d’association, de réunion, de rassemblement et de manifestation, le droit à ne pas être discriminé·e, etc.
  • Il n'y a encore aucun cadre légal autorisant son usage en Belgique mais alors que la législation européenne est en discussion, les autorités avancent petit à petit dans sa mise en place.
    • Pourtant, la police fédérale belge a réalisé en 2020 une septantaine de recherches avec le logiciel très controversé Clearview IA dans le cadre de réunions Europol. En 2017 déjà puis en 2019, la reconnaissance faciale était aussi testée par la police fédérale à l’aéroport de Zaventem. Pour chacune de ces deux enquêtes relatives à des projets-test, l’organe de contrôle de l’information policière (le COC) exigera la fin de ces expérimentations car aucune base légale suffisante n’existe. Par ailleurs, selon une recherche menée par la KULeuven en Flandre et en région bruxelloise, au moins 5 zones de police locale sur 86 répondantes disposaient de la reconnaissance faciale, l’une d’elle affirmant même l’utiliser « souvent à très souvent ». Il est inadmissible que des tests soient réalisés en toute opacité. Le débat démocratique entourant les usages de technologie d’identification biométrique à distance doit avoir lieu avec les citoyen·nes AVANT leur utilisation effective.
  • La récolte et le traitement de données biométriques - considérées comme hautement sensibles puisqu’elles concernent des caractéristiques humaines uniques et infalsifiables - comportent d'importants risques.
    • La simple question de leur stockage doit être considérée avec une extrême précaution. Or, aucun système de sécurité n’est étanche. Les risques de piratages informatiques sont importants et l’actualité belge a, de nombreuses fois, montré que les données récoltées par les autorités publiques n’étaient pas à l’abri de ces piratages

  • Le risque de normalisation et de glissement vers la surveillance de masse
    • Des projets pilotes sont souvent mis en place au bénéfice d’un angle aveugle du droit, des zones grises. Précédant des cadres légaux qui viendront ensuite les régulariser, le déploiement massif des technologies de surveillance dans nos espaces pourraient avoir pour effet à long terme de normaliser la surveillance de masse.
Plus d'explications dans cette vidéo (et celles à venir !) ou encore dans cet épisode de podcast "Une balade sous surveillance" dans lequel Technopolice vous emmène dans la zone Bruxelles-Midi à la découverte de divers outils de surveillance urbaine dédiés à la sécurité et au contrôle social.
Merci de nous avoir lu et à très bientôt !
L’équipe de technopolice BXL
aka les technopolisson·ne·s
Email Marketing Powered by MailPoet